par
G. Vandemergel, Directeur
technique du Dento-Budo-Ryu
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La première Chronique
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Apprendre en prenant le temps de tout apprendre
> La reprise septembre 2002
> A
la recherche de la tradition (août 2003)

APPRENDRE EN PRENANT LE TEMPS DE TOUT APPRENDRE
Il mest arrivé de rencontrer ici et là de jeunes moniteurs qui, à tout prix, voulaient créer leurs propres techniques, kata, sans avoir maîtrisé tous les fondements de leur style. Dautres changent de style constamment à la recherche de lon ne sait quoi.
Que doit-on penser de cela ?
Il est intéressant de noter quen Japonais apprendre (manabu) dérive du mot imiter (manebu). Cest en imitant le professeur que lon peut maîtriser lensemble des techniques. Après en avoir maîtrisé les fondements, les techniques se combinent en un Art.
Ces étapes franchies, il est licite de créer sa propre approche individuelle, mais ceci nest possible quaprès un très long processus de répétition et de persévérance !
Quand je me retourne sur mes années de pratique, je me demande comment certains peuvent en arriver là.... Pour nous, au C.A.M.Q, cela fait plus de25 ans que nous avons opté pour le karate martial et nous y sommes toujours aussi attachés, peut-être plus encore maintenant car avec le temps on peut se rendre compte que lon ne sétait pas trompé. Mais puisquil nous faut 100 fois sur le métier remettre notre ouvrage nous continuons à travailler, chercher, étudier et surtout à ne jamais être satisfait du travail accompli.
A méditer
Lhomme de demain dépend de ce quil est aujourdhui..
La vie dessine son déroulement sur la toile appelée "temps" et le temps ne se répète jamais; une fois parti, il est parti pour toujours
Il en est de même dun acte
Une fois fait, il nest jamais défait
Rentrée 2002
Que ce soit la première ou la nième fois, la rentrée des cours dans un dojo est toujours un passage que nouveaux et anciens doivent aborder avec l'esprit neutre, débarrassé de tous préjugés.
Les pratiquants de longue date retournent dans leur dojo suite à un choix mûrement réfléchi.
Les nouveaux doivent bien se renseigner, faire le tour des dojo de leur région et peut-être trouveront-ils ce qu'ils cherchent, que ce soit un Karate-do ou encore un Karate sportif. Ils doivent savoir que la pratique sportive ne dure pas, à l'opposé du Karate-Do qui peut être pratiqué jusqu'à un âge fort avancé.
Il serait peut être temps de différencier les clubs axés sur la compétition et les clubs qui refusent l'idée de combat en compétition sportive arbitrée. Obnubilés par les compétitions, leurs adeptes finissent par ne plus pratiquer que les techniques autorisées par l'arbitrage. Ils négligent de ce fait les autres techniques, souvent écartées parce que trop dangereuses et donc a priori trop efficaces... Cette méthode, excellente en soi, n'a malheureusement fabriqué que des sportifs et non des budoka.
La majorité des nouveaux pratiquants sont attirés par le côté sportif, spectaculaire et surtout par une fausse idée de l'autodéfense. Combien de temps ces sportifs (et non budoka) pratiqueront- ils ? A la première déconvenue, ils arrêteront probablement et seront irrémédiablement perdus pour le Karate. Ne dit- on pas qu'un combat évité est un combat gagné ? Peut-être que ces deux façons de pratiquer sont tout simplement sur des voies parallèles et ne peuvent ou ne doivent pas se rencontrer dans le même dojo.
Cette analyse fera sourire certains et sursauter ceux qui pratiquent une forme sportive car ceux-ci sont persuadés de pratiquer un Karate-Do.
En ce qui nous concerne, nous avons fait le choix du Karaté-Do depuis plus de 25 ans.
A la recherche de la tradition (août 2003)
Avec quelques passionnés, nous avons créé le DENTO-BUDO-RYU en 1996. Organisme destiné à propager les arts martiaux traditionnels, l'association est maintenant bien en place et grâce à Didier qui se charge de notre site Internet nous avons pu faire découvrir l'existence, les particularités et les valeurs des disciplines que nous y enseignons. Tous ensemble, nous désirons démontrer ce qu'est le vrai Budo. La maîtrise d'un art martial est un travail long et difficile, et pour devenir un expert il faut s'entraîner sans relâche et être présent à tous les entraînements. Un projet qui était en gestation depuis fort longtemps vient d'être réalisé cette année ; un petit groupe de pratiquants de longue date en wado-ryu karate-do se réunit régulièrement pour faire des recherches sur les techniques et katas à partir de documents filmés tel que le Fondateur de notre école les divulguait. Nous avons, durant cette année, amélioré notre façon de travailler, nous cherchons tout simplement à nous rapprocher de l'authenticité, loin des dérives de la voie sportive observées depuis quelques temps que certains pour ne pas dire la majorité des clubs empruntent. Il est évident que nous n'avons pas la prétention de dire que nous sommes les dépositaires d'un patrimoine technique et culturel du wado-ryu. Nous avons fait un tout petit pas dans cette direction. Ce que nous pouvons toutefois revendiquer c'est la fidélité au style puisque nous l'enseignons au Centre d'Arts Martiaux depuis 1975. Mon vœux en ce début de nouvelle saison est que nous puissions faire la même chose pour l'Okinawa Ko-Budo.
